Téléchargement | Historique
-+
imprimer cette page exporter la page en PDF

9.1.10.Modèles ?

Dernières modifications : 04.03.2007, 17:59

Pays-Bas : 2 fois plus de travailleurs « invalides » que de« chômeurs » ; les 2/3 des emplois créés ces 10 dernières années sont à temps partiel : 60% des femmes le sont.
Royaume-Uni : « poor workers » : 12,5 millions de Britanniques sont en-dessous du seuil de pauvreté dont 4 millions d’enfants ; 2 millions d’« invalides » ; 40% seulement des chômeuses sont inscrites, les autres sont considérées comme inactives ; le taux de chômage de 4,6% pourrait être doublé.

« Au-delà du vernis des statistiques flatteuses, ouvrons le dossier qui obsède plus que tout autre l'Europe: le taux de chômage. Aujourd'hui, 1430 000 Britanniques, soit 4,7 % de la population active du Royaume-Uni, sont classés « demandeurs d'emploi » par le National Office Of Statistics. De quoi faire baver d'envie certains voisins européens ! A y regarder de plus près, pourtant, on constate que le gouvernement de Blair a procédé à un tour de passe-passe statistique qui déguise une réalité autrement plus troublante. L'un des experts de la société d'analyses financières Bloomberg, Matthew Lymn, ne s'y est pas trompé. Il n'a d'ailleurs pas craint d'intituler l'un de ses derniers rapports: « Le paradis britannique de l'emploi est une affaire de sémantique ». Il s'est pour cela appuyé sur les travaux de deux chercheurs de l'université de Sheffield, Christina Beat et Stephen Fothergill. Le titre du document de 36 pages qui en a résulté rebutera sans doute les non-spécialistes « Le glissement du chômage à la maladie dans les districts et régions britanniques.» Beatty et Fothergill se sont en effet aperçus que près de 2.700.000 Britannique avaient quitté le marché de l'emploi pour « raisons de santé », soit, proportionnellement, deux fois et demie plus que les Allemands et quatre fois plus que les Italiens ! Comme par hasard, les régions dans lesquelles on compte le plus de « malades inemployables » sont celles où la désindustrialisation a été la plus brutale: les environs de Liverpool, le nord-est de l'Angleterre et les anciens bassins miniers du sud du pays de Galles. Certes, les deux chercheurs concèdent que le marché du travail « s'est amélioré de manière significative depuis la récession des années 90 », particulièrement dans le sud du pays. Mais, écrivent-ils, « le déni d'un chômage de grande envergure est trop souvent fondé sur des données qui ne mesurent qu'une partie du problème global ». Ces données ne prennent pas en compte, par exemple, le passage des chômeurs vers une catégorie politiquement et économiquement plus acceptable, celle des malades et des handicapés. En 1981, ces « handicapés » étaient 570.000; en 2003, ce chiffre avait été multiplié par quatre. Et encore, sans prendre en compte 500.000 « malades » supplémentaires qui n'avaient pas suffisamment cotisé au système d'assurance nationale pour recevoir une pension d'invalidité. Conclusion des chercheurs de Sheffield: le taux de chômage réel en Grande-Bretagne atteindrait les 10 %... » (Vérité sur le modèle britannique, mini-dossier Marianne, 23 juillet 2005, http://non.au.liberalisme.tripod.com/verite.sur.le.modele.anglais.pdf)


Articles sur le modèle britannique :
http://non.au.liberalisme.tripod.com/Marianne.2006.04.01.pdf
http://non.au.liberalisme.tripod.com/liberalisme.et.inegalites.htm
http://non.au.liberalisme.tripod.com/chomage.angleterre.htm

Qui sont les pauvres aux Etats-Unis ?
En 1999, 12,4% de la population totale vivait sous le seuil de pauvreté qui représente en gros un revenu mensuel de 722€/mois pour une personne isolée. La distribution de la pauvreté est cependant très inégale : 8,1% des blancs non-hispaniques (15,5 millions), 25% des noirs ou afro-américains (8,1 millions), 25,7% des indiens natifs (600.000), 22,6% des hispaniques ou latinos (7,8 millions), 12,6% des asiatiques (1,2 millions), 24,4% d’autre race (3,7 millions). Alors qu’ils représentent moins de 30% de la population, les américains non blancs comptent 21,4 millions de pauvres contre 15,5 millions de blancs dans la même situation sociale. http://www.aibf.be/ciddhel/ciddhel_info/ci_48/cid_48.htm#s12

"L'étude de The McClatchy montre que le nombre des très pauvres a cru de 26% entre 2000 et 2005," relate le journal US. "C'est une augmentation supérieure de 56 % à celle de la totalité du nombre de pauvres pendant cette période," note-t-il. Cette vague de pauvreté déferle dans un contexte de croissance économique exceptionaelle. "La productivité des travailleurs a énormément augmenté depuis la courte récession en 2001, mais les salaires et l'emploi sont restés à la traine. Pendant ce temps, la part du revenu national tombant dans la poche des entreprises sous la forme de profits a laminé le montant destiné aux salaires et autres revenus du travail," explique l'étude." (
Le fossé entre riches et pauvres n'a jamais été aussi important aux Etats-Unis..., http://www.redir.fr/ghwi )


« A l'exception du Mexique et de la Russie, ce sont les Etats-Unis qui consacrent le plus faible pourcentage de leur produit intérieur brut à des programmes fédéraux de lutte contre la pauvreté. Du reste, toujours selon cette étude, les programmes américains comptent parmi les moins efficaces. Une fois encore, seuls la Russie et le Mexique font pire. » (Tony Pugh et Barbara Barrett , The Miami Herald,
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=71321 )