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9.Inégalités et pauvreté

Dernières modifications : 15.04.2013, 18:55

Lèbre, 1998, dans Aux victimes du harcèlement économique
Lèbre, 1998, dans Aux victimes du harcèlement économique


Sites et articles


http://www.actuchomage.org/
http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm
http://www.redir.fr/geui
http://www.inegalites.fr/
http://hussonet.free.fr/
http://www.bip40.org/fr/article.php3?id_article=145
http://www.bip40.org/fr/article.php3?id_article=55
http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/soutenabilite/cesr.pdf
http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/travail/precarisation.pdf

« Le néolibéralisme se nourrit, en même temps qu’il les engendre, des fortes inégalités entre catégories sociales, entre pays, et également entre hommes et femmes. » (Manifeste Attac 2007, http://www.france.attac.org/IMG/pdf/Manifeste_2007.pdf)


Il ne s'agit pas pour autant dans cette rubrique d'être misérabiliste, ou d'utiliser la misère à des fins idéologiques, comme le décrivait Cioran :
« La misère est effectivement le grand auxiliaire de l'utopiste, la matière sur laquelle il travaille, la substance dont il nourrit ses pensées, la providence de ses obsessions. Sans elle, il serait vacant ; mais elle l'occupe, l'attire ou le gêne, suivant qu'il est pauvre ou riche ; d'un autre côté, elle ne peut se passer de lui, elle a besoin de ce théoricien, de ce fervent de l'avenir, d'autant plus qu'elle-même, méditation interminable sur la possibilité d'échapper à son propre présent, n'en supporterait guère la désolation sans la hantise d'une autre terre. » (Emil Cioran, Histoire et utopie, Folio essais, p105, 1960)


Selon lui aussi, "une collectivité ne subsiste que dans la mesure où elle se crée des fictions, le entretient et s'y attache".

9.1.Il faut s'adapter ... à la pauvreté

Dernières modifications : 25.02.2007, 10:21

« Patrick Viveret, conseiller à la Cour des comptes, connaît suffisamment les chiffres pour en rappeler quelques-uns : "La satisfaction des besoins nutritionnels et sanitaires supposerait une dépense additionnelle annuelle de 13 milliards de dollars (...) Les dépenses d’aliments pour animaux en Europe et aux Etats-Unis s’élevaient en 1998 à 17 milliards (...) La consommation de stupéfiants dans le monde représentait, elle, 400 milliards de dollars !" » http://www.terra-economica.info/La-guerre-economique-c-est-dans-la.html


9.1.1.Le chômage

Dernières modifications : 25.02.2007, 10:22

En France, il y a 27,28 millions de personnes composent la population active en 2005, dont 24% d'ouvriers et 29% d'employés.

Le taux de chômage officiel est de 9% de la population active (septembre 2006), soit 2 159 700 personnes, mais cela ne prend en compte que la catégorie 1 ! Cette catégorie ne comptabilise ni les intérimaires, ni les stagiaires par exemple et elle ne représente que 57% de tous les inscrits à l' ANPE.

En fait il y a 8 catégories de demandeurs d'emploi. Ce sont au total "près de 4,45 millions de personnes" qui sont recensées "en tant que demandeurs d'emplois" dans les 8 catégories de l'ANPE . Pour 2005, l'Insee estime le taux de chômage équivalent temps plein à 20,9%, soit 5.848.000 chômeurs !

9.1.10.Modèles ?

Dernières modifications : 04.03.2007, 17:59

Pays-Bas : 2 fois plus de travailleurs « invalides » que de« chômeurs » ; les 2/3 des emplois créés ces 10 dernières années sont à temps partiel : 60% des femmes le sont.
Royaume-Uni : « poor workers » : 12,5 millions de Britanniques sont en-dessous du seuil de pauvreté dont 4 millions d’enfants ; 2 millions d’« invalides » ; 40% seulement des chômeuses sont inscrites, les autres sont considérées comme inactives ; le taux de chômage de 4,6% pourrait être doublé.

« Au-delà du vernis des statistiques flatteuses, ouvrons le dossier qui obsède plus que tout autre l'Europe: le taux de chômage. Aujourd'hui, 1430 000 Britanniques, soit 4,7 % de la population active du Royaume-Uni, sont classés « demandeurs d'emploi » par le National Office Of Statistics. De quoi faire baver d'envie certains voisins européens ! A y regarder de plus près, pourtant, on constate que le gouvernement de Blair a procédé à un tour de passe-passe statistique qui déguise une réalité autrement plus troublante. L'un des experts de la société d'analyses financières Bloomberg, Matthew Lymn, ne s'y est pas trompé. Il n'a d'ailleurs pas craint d'intituler l'un de ses derniers rapports: « Le paradis britannique de l'emploi est une affaire de sémantique ». Il s'est pour cela appuyé sur les travaux de deux chercheurs de l'université de Sheffield, Christina Beat et Stephen Fothergill. Le titre du document de 36 pages qui en a résulté rebutera sans doute les non-spécialistes « Le glissement du chômage à la maladie dans les districts et régions britanniques.» Beatty et Fothergill se sont en effet aperçus que près de 2.700.000 Britannique avaient quitté le marché de l'emploi pour « raisons de santé », soit, proportionnellement, deux fois et demie plus que les Allemands et quatre fois plus que les Italiens ! Comme par hasard, les régions dans lesquelles on compte le plus de « malades inemployables » sont celles où la désindustrialisation a été la plus brutale: les environs de Liverpool, le nord-est de l'Angleterre et les anciens bassins miniers du sud du pays de Galles. Certes, les deux chercheurs concèdent que le marché du travail « s'est amélioré de manière significative depuis la récession des années 90 », particulièrement dans le sud du pays. Mais, écrivent-ils, « le déni d'un chômage de grande envergure est trop souvent fondé sur des données qui ne mesurent qu'une partie du problème global ». Ces données ne prennent pas en compte, par exemple, le passage des chômeurs vers une catégorie politiquement et économiquement plus acceptable, celle des malades et des handicapés. En 1981, ces « handicapés » étaient 570.000; en 2003, ce chiffre avait été multiplié par quatre. Et encore, sans prendre en compte 500.000 « malades » supplémentaires qui n'avaient pas suffisamment cotisé au système d'assurance nationale pour recevoir une pension d'invalidité. Conclusion des chercheurs de Sheffield: le taux de chômage réel en Grande-Bretagne atteindrait les 10 %... » (Vérité sur le modèle britannique, mini-dossier Marianne, 23 juillet 2005, http://non.au.liberalisme.tripod.com/verite.sur.le.modele.anglais.pdf)


Articles sur le modèle britannique :
http://non.au.liberalisme.tripod.com/Marianne.2006.04.01.pdf
http://non.au.liberalisme.tripod.com/liberalisme.et.inegalites.htm
http://non.au.liberalisme.tripod.com/chomage.angleterre.htm

Qui sont les pauvres aux Etats-Unis ?
En 1999, 12,4% de la population totale vivait sous le seuil de pauvreté qui représente en gros un revenu mensuel de 722€/mois pour une personne isolée. La distribution de la pauvreté est cependant très inégale : 8,1% des blancs non-hispaniques (15,5 millions), 25% des noirs ou afro-américains (8,1 millions), 25,7% des indiens natifs (600.000), 22,6% des hispaniques ou latinos (7,8 millions), 12,6% des asiatiques (1,2 millions), 24,4% d’autre race (3,7 millions). Alors qu’ils représentent moins de 30% de la population, les américains non blancs comptent 21,4 millions de pauvres contre 15,5 millions de blancs dans la même situation sociale. http://www.aibf.be/ciddhel/ciddhel_info/ci_48/cid_48.htm#s12

"L'étude de The McClatchy montre que le nombre des très pauvres a cru de 26% entre 2000 et 2005," relate le journal US. "C'est une augmentation supérieure de 56 % à celle de la totalité du nombre de pauvres pendant cette période," note-t-il. Cette vague de pauvreté déferle dans un contexte de croissance économique exceptionaelle. "La productivité des travailleurs a énormément augmenté depuis la courte récession en 2001, mais les salaires et l'emploi sont restés à la traine. Pendant ce temps, la part du revenu national tombant dans la poche des entreprises sous la forme de profits a laminé le montant destiné aux salaires et autres revenus du travail," explique l'étude." (
Le fossé entre riches et pauvres n'a jamais été aussi important aux Etats-Unis..., http://www.redir.fr/ghwi )


« A l'exception du Mexique et de la Russie, ce sont les Etats-Unis qui consacrent le plus faible pourcentage de leur produit intérieur brut à des programmes fédéraux de lutte contre la pauvreté. Du reste, toujours selon cette étude, les programmes américains comptent parmi les moins efficaces. Une fois encore, seuls la Russie et le Mexique font pire. » (Tony Pugh et Barbara Barrett , The Miami Herald,
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=71321 )


9.1.11.Licenciements abusifs

Dernières modifications : 25.02.2007, 10:32

Faciliter le licenciement crée-t-il de l'emploi ?

Exemple concret avec le CNE :
Le quotidien rapporte ainsi l'histoire de Philippe, 51 ans. Embauché le 21 mai 2005 en CDI dans une PME en tant que contrôleur technique automobile, il prend ses fonctions le 6 juin. Un mois plus tard, son employeur décide de renouveler sa période d'essai pour un mois supplémentaire, c'est-à-dire jusqu'au 6 août. Ce jour-là, Philippe se voit proposer non plus un CDI mais un CNE (créé quatre jours auparavant), via une autre PME, pour travailler sur le même poste, avec le même salaire, et dans la même entreprise. Le 31 août, il est licencié sans aucun motif. Il décide de porter plainte. " On s'est servi de moi pour boucher les trous pendant les vacances, raconte Philippe. Moi, ma motivation, c'était d'avoir un travail. J'ai signé sans me poser de questions..." Un avis partagé par le conseil de prud'hommes de Longjumeau. Les deux entreprises, considérées comme "étroitement liées", ont été condamnées à 17 500 euros de dommages et intérêts pour "rupture abusive de période d'essai" et "rupture de période de consolidation" . Avec, en prime, un rappel du conseil de prud'hommes : "D'après le rapport présenté au président de la République [...] le CNE est destiné à favoriser de 'nouvelles embauches' et ne peut être utilisé dans le seul but de précariser la situation d'un salarié et d'éluder le droit du licenciement." http://collectifnord91.lautre.net/index.php?page=actualites&id=51


Autres articles sur le CNE :
http://collectifnord91.lautre.net/index.php?page=actualites&id=87
http://collectifnord91.lautre.net/index.php?page=actualites&id=67
http://collectifnord91.lautre.net/index.php?page=actualites&id=61

Le CDI n'empêche pas la flexibilité. Dans l'hôtellerie, la restauration, le commerce de détail, 92% des emplois sont des CDI (féminins, tps partiels, déqualifiés). Ce ne sont pas des secteurs particulièrement privilégiés.
400 000 emplois CDI licenciés tous les ans
individualisation du rapport entre employeur / salarié avec le contrat.
licenciements motifs personnels : justice (demande des compétences, des moyens financiers, du temps, ...)
Voir l'article : 6.8.La loi ou le contrat

Les entreprises licencient de plus en plus leurs salariés pour motif personnel, afin de contourner la législation sur les licenciements collectifs.



" Les licenciements pour motif personnel coûtent généralement moins cher et cela évite d'écorner l'image des employeurs. « IBM est coutumier du fait », explique Michel Perraud, délégué syndical CGT du site de Montpellier. Le géant de l'informatique n'hésite pas à pousser vers la porte les salariés dont il estime devoir se séparer. "Leur supérieur leur fait comprendre qu'il n'a plus besoin d'eux et les incite à démissionner. Si cela ne marche pas, il leur propose alors de les muter. En cas de refus, il dispose d'un motif de licenciement!" (...) La banalisation des licenciements pour motif personnel n'est qu'une étape de plus dans cette individualisation, engagée depuis maintenant plus de deux décennies. Le poids des évolutions de carrière et des conventions collectives dans la fixation des salaires a progressivement diminué, au profit d'une gestion au cas par cas. Désormais, jusque dans les licenciements, via ceux à motif personnel, assortis ou pas d'une indemnité transactionnelle négociée. Comme si le contrat de travail était un échange de type commercial entre deux parties égales et librement consentantes.... "
(http://www.alternatives-economiques.fr/site/253_005_licenciement.html)


Alternatives Economiques, licenciements pour motifs personnels, décembre 2006
Alternatives Economiques, licenciements pour motifs personnels, décembre 2006


100 000 affaires, jugées trop lentement (environ 12 mois et demi en moyenne)
10 ou 15 fois plus de licenciements abusifs.


"On sait qu'ils [les grands groupes bancaires internationaux] ont à leur disposition de véritables mercenaires qui sont envoyés dans les entreprises pour faire le sale boulot. Il y en a qui sont là pour installer, d'autres pour produire, puis d'autres ensuite pour fermer, qui n'ont aucuns états d' âme, qui doivent obtenir les fermetures aux plus bas coûts possibles." (Extrait du documentaire "L'affaire Clearstream expliquée à un ouvrier de Daewoo" de Denis Robert et Pascal Lorent)
Et la vidéo complète :
http://video.google.fr/videoplay?docid=-1767014830805225995&q=clearstream


Voir l'article : 10.4.3.Mercenaires
Voir l'article : 10.4.4.Criminalité financière

9.1.2.Les invisibles

Dernières modifications : 19.02.2007, 17:12

Voir l'article : 8.Classes sociales

Sans compter les invisibles, découragés, « inadaptés », sans droits, sans toits, sans voix !

« En marge de toutes les catégories précitées, se baladent les personnes au chômage qui ne sont pas inscrites du tout. Le découragement s'installe et joue son rôle. Beaucoup de chômeurs abandonnent un pointage [à l'ANPE] qui ne leur rapporte rien si ce n'est des tracasseries et désagréments administratifs. Inscrits, les chômeurs sont convoqués sans cesse à des réunions toujours plus fastidieuses et sans rapport avec un quelconque emploi stable. Ils jettent l'éponge. La définition est même reconnue officiellement par l'INSEE : « Les chômeurs découragés sont les personnes qui déclarent ne plus rechercher d'emploi parce que la perspective d'y parvenir leur paraît trop faible ». (Chômage, des secrets bien gardés, Fabienne Brutus, 2006, p23-p24)


9.1.3.La précarité

Dernières modifications : 11.03.2007, 13:11

Depuis les années 90, l'interim a augmenté de 130%, le nombre de CDD de 60%, et les CDI de seulement 2%.
1 700 000 personnes en CDD (80% d'une durée moyenne de 1 mois et demi)
600 000 interim
800 000 stages (correspondant à 100 000 emplois)

« Fin janvier, la France comptait plus de 683 000 intérimaires, soit une hausse de 10,5% par rapport à janvier 2006. » (20 minutes, 9 mars 2007, p12)


9.1.4.RMI

Dernières modifications : 25.02.2007, 10:23

Le RMI (Revenu Minimum d'Insertion, créé en 1988 et versé par la CAF) pour une personne seule : 433,06 € (janvier 2006).
Il y a 1,2 millions de RMIstes, ce qui représente une augmentation de 20% depuis 2002 !

Selon le ministère de l’Emploi, environ six millions de personnes doivent vivre aujourd’hui avec des minima sociaux, enfants et conjoints compris. Un Français sur dix. http://www.inegalites.fr/spip.php?article444

9.1.5.Pauvreté

Dernières modifications : 25.02.2007, 10:24

En France, 7 millions de personnes pauvres, c'est-à-dire vivant en dessous du seuil de pauvreté (60% du salaire médian = 788€).
2 millions d'enfants pauvres
1 million de travailleurs pauvres en 2004, des gens qui travaillent mais qui ne gagnent pas suffisamment pour être au dessus du seuil de pauvreté. En 1970, il y en avait 3,9%, en 2001, 5,4% !

9.1.6.Logement

Dernières modifications : 26.02.2007, 14:20

Dede, 1998, dans Aux victimes du harcèlement économique
Dede, 1998, dans Aux victimes du harcèlement économique


Le parc HLM [Habitation à loyer modéré] loge un ménage sur cinq

9 millions de personnes avaient de très importantes difficultés de logement.
Pour la France entière, on comptait 1 989 758 logements vacants en 1999, soit environ 7% du parc de logements. Au total, environ 160 000 ménages ont plus de 5 logements, ceci représente un parc d'environ 1 million de logements

Le Logement en Chiffres: Exclusions et Inégalités
http://www.globenet.org/dal/index.php3?page=SOMMSITUCHIF

"Il faudrait 5 à 10 milliards d'euros pour qu'il n'y ait plus d'enfants sous le seuil de pauvreté. C'est trop cher ? Eh bien appliquons notre "plan B" : la mise en oeuvre par des expérimentations locales, et démontrons que l'argent ainsi investi économise des dépenses sociales improductives et beaucoup de souffrances. L'article 59 de la loi de finances, examiné cette semaine, autorise pour la première fois les conseils généraux à mener ces expérimentations." (Martin Hirsch, Journal du Dimanche 5 novembre 2006, p17)


Les chiffres du mal-logements :
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml_chiffres.pdf

D'autres infos :
http://www.ministeredelacrisedulogement.org/
http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/

9.1.7.SMIC

Dernières modifications : 25.02.2007, 10:25

Le Smic mensuel brut pour 35 heures est de 1254 € (juillet 2006)
17% des salariés étaient smicards - le plus haut niveau depuis 20 ans
Le smic n'est plus le salaire minimum : dans 55 branches professionnelles sur 84, les minimas sociaux y sont inférieurs. (Insee 2006)
1/6 actif à temps plein a un revenu à 80% du smic.

9.1.8.Revenus

Dernières modifications : 14.07.2007, 17:26

La moitié des français gagnent moins de 1484 euros net / mois
16 millions de personnes non imposables sur le revenu (moyenne de leurs revenus : 600 € / mois)

HautRevenus_LeMonde11juillet2007
HautRevenus_LeMonde11juillet2007


9.1.9.Déqualification

Dernières modifications : 26.02.2007, 19:17

Illustration Julien Beaucourt, Manière de voir, Banlieue, Octobre-Novembre 2006
Illustration Julien Beaucourt, Manière de voir, Banlieue, Octobre-Novembre 2006

« Les salariés beaucoup plus qualifiés, mais de plus en plus sous-utilisés et sous-payés. Selon le sociologue Louis Chauvel, " les jeunes font 3 années d'études de plus que leurs parents et sont embauchés à un niveau salarial très inférieur à ce que connurent ces derniers ". Dans son rapport préparatoire à la Conférence sur l'emploi et les revenus du 14 décembre prochain, le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion (CERC) note que "l'économie française n'offre pas encore assez d'emplois correspondant à la nette augmentation du nombre de personnes sorties de l'enseignement supérieur. [...] Cette sous-utilisation des capacités et ces phénomènes de déqualification sont nuisibles au dynamisme individuel comme à la cohésion sociale". » http://www.actuchomage.org/print.php?sid=2303



9.2.Il faut s'adapter ... aux inégalités

Dernières modifications : 11.03.2007, 11:37

« En France. (…) 1 % de la population détient 20% du patrimoine et 10% de la population détient plus de 50% du patrimoine. » (« Diagnostics pour sortir du libéralisme », Fondation Copernic, p125)


Le rapport du CERC (2006) estime que l'écart de la moyenne des salaires entre les 10% du haut et les 10% du bas est de 1 à 50 ! L'écart s'est creusé au cours des 10, 15 années.

Les revenus (rémunérations salariales, Stock-options, plus-value) des patrons du CAC40 se comptent en années de SMIC. En 2005, cela va de 24 smic à 1870 smic pour Antoine Zacharias (VINCI). Est-ce qu’Antoine Zacharias vaut 1870 smicards ?

SalairesPatrons_2005_AlterEco
SalairesPatrons_2005_AlterEco


[ En 2006 en France], le nombre d'assujettis à l'impôt sur la fortune (ISF) a augmenté de 15%, atteignant 460 000. (Humanité Dimanche – 16 au 22 Novembre 2006 , p26)

« Il y a des inégalités de salaire. En 2000, un ouvrier gagne à peu près deux fois et demie de moins qu’un cadre, en moyenne. Mais on oublie toujours une inégalité beaucoup plus fondamentale, une inégalité de patrimoine qui renvoie à ce dont je parlais tout à l’heure, la détention des moyens de production. Les inégalités de patrimoine, c’est gigantesque: c’est de 1 à 70 au moins, et sinon plus. Cela n’a pas changé, et de nouveau même, ça se renforce.
Pour donner un chiffre, un enfant de cadre a aujourd’hui 24% de chances d’accéder à une grande école, et les chances pour un enfant d’ouvrier sont de 1,1%. Ça a plutôt régressé, les chances pour un enfant d’ouvrier d’accéder à une grande école ont baissé, par rapport au temps où moi j’allais à l’école. Voilà un élément empirique qui valide l’idée d’étanchéïté des classes sociales : les chances de parvenir au sommet, quand on vient d’en-bas sont toujours aussi faibles qu’avant, peut-être même plus faibles.» (Gérard Mauger, http://dsedh.free.fr/transcriptions/mauger91.htm)


« Le nombre de grandes fortunes financières privées [les personnes détenant plus d'un million de dollars] a presque doublé ces dix dernières années, passant de 4,5 millions d'individus en 1996 à 8,7 millions en 2 006 », indiquait en juin dernier le World Wealth Report publié par Capgemini et Merill Lynch. « Leur patrimoine financier a été multiplié par deux durant cette période, passant de 16 600 à 33 300 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 8 % par an. » Une aubaine pour tous les gestionnaires de fortunes, grands utilisateurs des paradis fiscaux, la Suisse captant à peu près un tiers du marché. (Alternatives économiques – Novembre 2006, p61)


10% des salariés qui gagnent le moins travaillent en moyenne 13 semaines dans l'année.
10% des salariés qui gagnent le plus travaillent 50 semaines.
Un écart de temps de durée de travail de 37 semaines !
==> Aux uns un rythme infernale, suroccupés, où les limites entre vie privée et travail sont floues, aux autres, la galère pour trouver le moindre petit boulot.

« C'est cette progression de la précarité dans le temps de travail (hebdomadaire ou annuel) qui explique l'ampleur des inégalités salariales effectives en France. Le dernier rapport du Cerc fournit ainsi des données éclairantes pour l'année 2002. Si l'on répartit les salariés en déciles, c'est-à-dire en tranches comprenant chacune 10 % du total des salariés, en fonction du revenu salarial perçu, les salariés du haut de l'échelle (le dixième décile) gagnent alors 13,4 fois plus en moyenne que les salariés du bas de l'échelle (le premier décile). Les deux tiers de l'écart s'expliquent par les durées travaillées (nombre de semaines et nombre d'heures hebdomadaires) et un tiers par la rémunération horaire. Or, comme des travailleurs à temps complet peuvent de plus en plus fréquemment basculer dans le travail à temps incomplet du fait de la progression de l'emploi précaire, il n'est pas étonnant que nombre d'entre eux aient vu leur pouvoir d'achat baisser. Si l'on veut réduire le nombre de travailleurs à bas revenu salarial, le bon levier d'action n'est pas le relèvement du Smic (utile pour ceux qui travaillent à temps complet, mais peu efficace pour les autres), c'est l'augmentation du temps travaillé chaque semaine ou dans l'année. L'instabilité des emplois et le temps partiel sont les premiers responsables de la paupérisation de la fraction la plus fragile des salariés.» (Denis Clerc, Alternatives économiques, janvier 2007, p61)


Certaines catégories cumulent les inégalités (femmes, jeunes, origine étrangère)
82% de femmes dans les temps partiels
80% de femmes temps partiels contraints
80% de femmes bas salaires, moitié du salaire médian
80% femmes dans les employés non qualifiés
alors que femmes majoritaires et meilleures à l'école depuis 30 ans

monoparentale : enfant

« 40% d'écarts entre les hommes et les femmes. En moyenne le revenu salarial des hommes a été de 1560€ nets par mois en 2004, contre 1110 pour les femmes, soit 40% de plus. L'Insee a rendu public pour la première fois un écart de salaire qui comprend non seulement les temps complets, mais aussi les temps partiels. [...] inégalités de temps d'emploi (temps partiel, chômage), de postes de travail (les hommes accèdent à des niveaux de responsabilités plus élevés et de taux de salaires (à qualification égale, les femmes sont moins payées). » (Alternatives économiques, Janvier 2007, p58)


Exemple éloquent de femmes occupant plus de 255 CDD pour le même poste :
http://www.dailymotion.com/inet/video/xr119_278-cdd-font-pas-1-cdi

Les emplois non qualifiés + 1,1 Millions ajoutés depuis 1995 (= baisse des cotisations sociales)
Conditions de travail : intensification du travail, horaires morcelés
En 2002, la France comptait 4,8 millions de travailleurs non qualifiés, selon l'Insee.

« Selon une étude de l'INSEE, le différentiel de mortalité entre les cadres supérieurs et les manœuvres est de seize ans, un des plus élevés en Europe. C'est un cumul de précarité. Plus on descend dans l'échelle sociale, plus on est malade, plus on meurs tôt. » (Magazine Regards, Octobre 2006, p47)


Plus d' 1 chômeur sur 4 a plus de 50 ans !

« En fait, sortir les plus de 50 ans des statistiques du chômage arrange tout le monde, y compris d'ailleurs les premiers intéressés si on leur verse une indemnité minimale. On peut toujours instaurer la retraite à 65,70 ou 75 ans pour faire plaisir au Medef. Mais, si tous les plus de 50 ans sont virés, on n'aura guère avancé sur la question des retraites » (Philippe Cohen, http://www.marianne-en-ligne.fr/)


« La faiblesse conjuguée de l’emploi des seniors (38 % des 55-64 ans sont en emploi, contre 44 % dans l’ensemble de l’Union à quinze) et de l’emploi des jeunes (30 % des 15-24 ans sont en emploi, contre 40 %). Les jeunes sont nombreux en effet à être touchés par le chômage et, lorsqu’ils poursuivent leurs études, la formation en alternance demeure peu répandue, contrairement à ce qui se passe par exemple au Danemark où, à 22 ans, deux tiers des étudiants sont dans ce cas. A 22 ans, en France, un quart des étudiants ont un emploi, mais généralement de type alimentaire et non lié à leur formation.
Quant au faible taux d’emploi des seniors, il résulte moins de l’âge légal de la retraite (60 ans) que des sorties précoces du marché du travail : en France, l’âge moyen de sortie du marché du travail est de 58,5 ans pour les hommes, soit le plus faible de tous les pays de l’ex-Union à quinze. Dans tous les autres pays, il varie entre 61 et 63 ans, avec une pointe en Suède à 64,3 ans. Si l’âge effectif de sortie du marché du travail en France s’alignait sur l’âge légal, le taux d’emploi des seniors dépasserait alors la moyenne européenne. Certes, ces sorties précoces proviennent pour une (petite) part de régimes particuliers de retraite souvent montrés du doigt. Mais l’essentiel s’explique par les politiques d’emploi des entreprises elles-mêmes ; elles gèrent ainsi en douceur la fonte de leurs effectifs en poussant vers la sortie les seniors, souvent avec leur accord.» (Denis Clerc, Les Français travaillent-ils trop peu ?, Alternatives Economiques, L'état de l'économie, Hors-série n° 72, 2e trimestre 2007, http://www.alternatives-economiques.fr/site/hs72_003_35heures.html)


Un jeune ayant un nom à consonance étrangère et habitant la banlieue a six fois moins de chances d'obtenir un entretien d'embauche qu'un jeune « Français de souche » habitant Paris. (Observatoire des discriminations 2005)
Taux de chômage des moins de 25 ans : 21,6% (hors personnes scolarisés !!)
Le rapport de l'Observatoire national des ZUS confirme que, par rapport à la moyenne nationale, le taux de chômage comme l'échec scolaire y sont deux fois plus élevés, le revenu fiscal moyen inférieur de 40%, les « établissements de pratique médicale» deux fois moins nombreux, la délinquance supérieure de moitié...

9.2.1.Banlieues

Dernières modifications : 01.03.2007, 13:04

Les banlieues concentrent tous les maux dont souffrent les catégories populaires.
Voir l'article : 8.4.2.Mettre au ban de la société

Ac! le Feu Doléances :
http://www.marianne2007.info/docs/ACLefeu-synthese-doleances.pdf

« [...] les auteurs s’inscrivent en faux contre l’« ethnicisation » des problèmes sociaux, en montrant que certaines banlieues qui avaient été des lieux de socialisation sont devenues des zones de désintégration sociale. » (à propos du livre « Atlas des nouvelles fractures sociales en France, par Christophe Guilluy - Christophe Noyé, 2004 , http://www.monde-diplomatique.fr/2004/12/BULARD/11760 )



Extraits de Manière de Voir 89, Banlieues, Octobre-Novembre 2006 :

"Aux immigrés échoient les emplois difficiles, sales et dangereux dont les Français, réputés trop exigeants, ne veulent pas. (...)


Les quartiers sont désormais voués à regrouper les exclus de la propriété.


L'impossibilité de choisir son école ou son collège signe la fin d'un espoir de mobilité potentielle. (...)


Nous ne défendons plus les valeurs de la République dans les ghettos simplement parce que nous en sommes absents. Médecins et fonctionnaires ne pénètrent plus dans la cité. Seule la police effectue régulièrement des incursions.(...)


Faciles à mettre en oeuvre et spectaculaires, les incendies (de voitures, mais surtout de conteneurs poubelles) tendent à devenir, pour les plus jeunes, un mode ordinaire de protestation ﷓ l'un des seuls qui, dans un contexte de désorganisation et de relégation politique, soient laissés à ces populations pour se faire entendre. En effet, l'accès à des formes pacifiées de mobilisation, qui marque l'appartenance aux cercles légitimes de représentation, reste inégal selon les groupes sociaux. L'usage de ces répertoires d'action publiquement disqualifiés ne doit pas se confondre avec la délinquance. Certains individus impliqués dans les récents désordres ont, ont eu ou auront des comportements délinquants. Mais ces derniers sont indépendants des dynamiques observées ces dernières semaines et de leurs manifestations. C'est notamment ce qui explique que la majorité des personnes déférées devant les tribunaux n'ait pas de passé judiciaire." (Manière de voir, Banlieue, Octobre-Novembre 2006)


Voir l'article : 12.4.Résistances et violences

9.2.2.Le droit du travail

Dernières modifications : 25.02.2007, 11:36

« 25 % des 800 000 saisonniers travaillent illégalement 56 h par semaine, et 18 % d’entre eux n’ont pas de contrat de travail, ne sont pas déclarés.... Il y a seulement 427 inspecteurs du travail et 813 contrôleurs pour faire respecter 400 lois et 8000 décrets, pour défendre le droit de 7,8 millions de salariés qui travaillent dans 97 % des entreprises qui ont moins de 50 de salariés, et au total pour 15,5 millions de salariés du prive, qui n’ont guère de syndicats, pas de délégués du personnel, pas de comite d’entreprise dans leur immense majorité... Que fait la République pour défendre le droit contre la fraude quand un patron sur deux est un délinquant et ne paie pas les heures supplémentaires au taux légal ? Des milliards d’heures supplémentaires passent ainsi à l’as, ce qui produit moins de cotisations sociales, moins de retraites, moins de santé, moins de salaire, plus de chômeurs... » (Gérard Filoche, http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=435)


Dans l'Europe des Quinze, il meurt 5200 travailleurs chaque année des suites d'un accident du travail, et 661 (près de deux jours) en France. Toujours en France, 2 370 000 personnes sont exposées à des produits cancérigènes sur leur lieu de travail. Soit 13,5 % des salariés. Eurostat 2006.

« Le 19 octobre 2005, Le Monde titrait en « une » sur une bonne nouvelle commentée aussi en éditorial : « un monde plus sûr avec moins de guerres et moins de victimes ». (...) "Un monde plus sûr" ? Selon le Bureau International du Travail (11 avril 99) « il y a chaque année plus d’un million de morts dues au travail soit 3 000 morts par jour, 2 par minute.(...) Il est bon de savoir que le nombre de décès dus au travail est supérieur à celui des accidents de la route (990 000) à celui des guerres (502 000) à la violence criminelle (563 000) et à celui du Sida (312 000). » Et le même BIT constate qu’en 2003, cela s’est aggravé : « Les accidents et maladies du travail tuent quelque deux millions de personnes par an et coûtent 1250 milliards de dollars à l’économie mondiale ».» (Arcimed, http://www.acrimed.org/article2188.html)


9.3.Inégalités et pauvreté dans le monde

Dernières modifications : 15.04.2013, 18:55

Tu mangeras quand tu seras competitif, CCFD-Terre Solidaire, 2004
Tu mangeras quand tu seras competitif, CCFD-Terre Solidaire, 2004

Lien : CCFD-Terre Solidaire.

2% de l’humanité détiennent la moitié du patrimoine des ménages tandis que la moitié de la population mondiale en détient 1%



" Les inégalités augmentent entre 1960 et 1993, les 20% des habitants les plus riches ont vu la fraction du revenu mondial qu'ils possèdent passer de 70% à 85%, les 20% les plus démunies est passée de 2,3% à 1,1%." (La mondialisation, Jean PierrePaulet)


La mondialisation, Jean Pierre Paulet, la pauvreté dans le monde, p59
La mondialisation, Jean Pierre Paulet, la pauvreté dans le monde, p59


Aux Etats-Unis, les 20% les plus pauvres ont vu leurs revenus diminuer de 17% entre 1979 et 1993.

L'écart entre le niveau de vie entre les plus pauvres et les plus riches est de 1 à 72.



L'inégalité des revenus
L'inégalité des revenus


>>> Graphique pris sur : http://www.imf.org/external/np/exr/ib/2000/fra/041200f.htm

Alternatives économiques, janvier 2007, p18
Alternatives économiques, janvier 2007, p18


" 9 millions d’êtres humains meurent de faim chaque année ;
nous disposons des ressources suffisantes pour nourrir 12 milliards d’individus
. 9 millions, c’est également le nombre de millionnaires qui vivent aux Etats-Unis, où Microsoft a réalisé 12 milliards de dollars de bénéfice net cette année...
Les 200 hommes les plus riches du monde possèdent autant que les 2 milliards 300 millions les plus pauvres. Par ailleurs, le scandale productiviste de l’Erika avait coûté 2 milliards 300 millions de francs au total.1 milliard d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté. 1 milliard d’euros, c’est le budget qu’avait débloqué le conseil régional pour « Paris 2012 »... Chaque vache de l’UE reçoit 3$ de subvention par jour ;
46% des Africains vivent avec moins de 1$ par jour. Pendant ce temps en 2003, le blanchiment d’argent au niveau mondial est de l’ordre de 500 à 1000 milliards d’euros. 500 milliards de dollars, c’est le budget publicitaire annuel moyen des pays riches et 1000 milliards, le budget militaire de la planète...
Et on voudrait nous faire croire que la mondialisation néo-libérale nous conduit vers un grand « village-monde » démocratique, et que la lutte des classes comme la répartition égalitaire des richesses produites ne seraient que des chimères appartenant au passé... Aujourd’hui, ils mondialisent la misère, alors mondialisons la colère ! Sources : ONU (FAO), UNICEF, Forbes, Service central de prévention de la corruption. » (La mondialisation : deux univers sur une seule planète samedi 19 novembre 2005)


« 2% de l’humanité détiennent la moitié du patrimoine des ménages tandis que la moitié de la population mondiale en détient 1%, selon une étude des Nations unies publiée mardi. Cette enquête confirme les écarts gigantesques de niveau de vie sur la planète. Pour réaliser cette enquête, les chercheurs ont fait la somme des actifs de chaque individu adulte (propriétés immobilières, foncières, portefeuille financier…) moins ses dettes, en tenant compte des taux de change et du pouvoir d’achat. Les revenus (salaires, retraites, allocations) ne sont pas exprimés. Un patrimoine personnel de 2.200 dollars ou plus permet de faire partie des 50% des personnes les plus riches au monde, 61.000 dollars suffisent pour compter parmi les 10% des personnes les mieux dotées et 500.000 dollars pour accéder au club très fermé du 1% des individus les plus fortunés. L’étude confirme également la concentration de la richesse dans les pays les plus développés: 25% des 10% des personnes les plus riches vivent aux Etats-Unis, 20% au Japon, 8% en Allemagne, 7% en Italie, 6% en Grande-Bretagne, 4% en France et en Espagne » http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/chiffre/221327.FR.php


« Dans un pays appartenant aux Tiers-Mondes des facteurs défavorables entravent cette venue de capitaux : pas de marché financier national et impossibilité d'accéder aux grands marchés boursiers. Ainsi les pays émergents ne possèdent que 7% du total mondial des valeurs boursières [...]. En revanche ces pays possèdent 85% de la population mondiale et 45% de la production de biens et de services. » (La mondialisation, Jean-Pierre Paulet, p40)