Téléchargement | Historique
-+
imprimer cette page exporter la page en PDF

7.4.Constats

Dernières modifications : 01.03.2007, 16:50

Les premiers constats que l'on peut tirer rapidement : les profits augmentent, ils ne sont pas investis, le chômage augmente, les salaires et le pouvoir d'achats baissent, jusqu’à la pauvreté. Voir l'article : 9.Inégalités et pauvreté

Tout ça c'est du concret, ce n'est pas une mascarade théorique sur un antagonisme inventé. La classe dominante est mobilisée, elle, elle se bat pour ses intérêts. A nous d'en prendre conscience et d'agir en conséquence. Voir l'article : 8.Classes sociales

C’est rendu possible par plusieurs mécanismes parallèles, l'un deux est historiquement lié à la dévalorisation capitaliste du travail manuel, accentué par la distance toujours plus grande entre les travailleurs et les décisions de production. Voir l'article : 10.La finance

« Jean Peyrelevade: Je suis d'accord sur les symptômes à condition de préciser qu'il s'agit non d'un accident, mais d'une évolution majeure dans la structure du capitalisme mondial. D'abord, dans la lutte entre le capital et le salariat, le capital a gagné et impose ses normes à des salariés faibles, mal défendus par des syndicats sans réel pouvoir. S'ajoute à cela une dissociation dans la sphère même du capital. Longtemps, le capitaliste était à la fois entrepreneur et propriétaire: c'est le désir d'entreprendre qui était à l'origine de l'accumulation et de l'exploitation décrites par Marx. Aujourd'hui, les propriétaires-actionnaires sont animés par un désir d'enrichissement dissocié de l'esprit d'entreprise. Le capitaliste actuel est anonyme. Les détenteurs du capital, distincts des chefs d'entreprise, sont les 300 millions d'actionnaires qu'il y a sur la planète. Depuis 1947, la part des dividendes dans le revenu national, aussi bien aux Etats-Unis qu'en France, a quadruplé: la rémunération des actions augmente à peu près deux fois plus vite que le taux de croissance. Enfin, l'instrument même de l'investissement à long terme - l'action - est devenu le support très liquide de spéculations à très court terme de la sphère financière. [...] Le manager n'est plus que le servant zélé de l'actionnaire sur lequel ses intérêts sont alignés.
[...] Jean Peyrelevade: (..) une fois de plus, c'est la puissance dominante qui impose son modèle. Et il ne faut pas oublier que la moitié des 300 millions d'actionnaires de la planète (5% de la population du globe) sont américains. Le capital mondial est détenu à 50% par les Américains et la sphère financière n'a jamais rien fait d'autre que propager le modèle américain ! » ( L'express, http://www.redir.fr/gvti)