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5.3.Soutenabilité

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:13

« L'essentiel pour juger de la soutenabilité d'une dette, c'est la capacité d'épargne du pays, qui signifie la capacité d'accumulation de richesses par un pays. Or il se trouve que lorsqu'on raisonne selon cette variable de solvabilité, la capacité de l'épargne de la France (20 %) est beaucoup plus élevée que la capacité d'épargne anglaise ou américaine, qui sont inférieures à 10 %. Donc déclarer la France en faillite, compte tenu de son taux d'épargne, serait déclarer la faillite de l'ensemble des pays riches de la planète, qui ont généralement une dette publique au moins aussi importante, et une capacité d'épargne moyenne plus faible. Cela ne signifie pas qu'il ne convient pas de faire encore et toujours des efforts pour mieux utiliser les deniers publics. Et donc qu'il faut en permanence à la fois faire des économies lorsque la possibilité apparaît, et procéder à des investissements lorsque l'on juge qu'ils sont rentables. » (Dette publique : la France est-elle en faillite ?, débat avec Jean-Paul Fitoussi, le Monde, http://www.redir.fr/gyti)


« Globalement, la France consomme nettement moins qu’elle produit et ne vit pas « à crédit » : 13 % du PIB sert à compenser la dépréciation du capital ; 7 % à augmenter son niveau. La dette brute des ménages représente 80 % de leur revenu en France contre 140 % au Royaume-Uni, 120 % aux États-Unis ; la richesse nette des ménages qui était égale à trois fois le PIB en 1993 vaut quatre fois le PIB en 2004. On ne peut évaluer l’héritage que les ménages français laisseront à leurs enfants par la seule dette publique brute. C’est toute la richesse nationale qu’il faut considérer. » http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/271.pdf