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5.1.Pas de singularité française

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:12

« Il est faux, voire malhonnête, de parler de dette sans examiner les avoirs.[...] Les administrations publiques (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale) n’ont pas que des dettes, elles ont aussi des avoirs : sous forme de bâtiments et de terrains pour environ 950 milliards d’euros et des actifs financiers pour environ 350 milliards, soit au total environ 1 300 milliards, c’est-à-dire bien plus que la dette ! [...] Economiquement, il est parfaitement normal d’être endetté, tous les secteurs le sont : les ménages comme les entreprises et les administrations. La question n’est pas principalement le montant de l’endettement que son utilisation, et en matière d’investissement public, non pas sa rentabilité, mais son utilité sociale. » (http://www.la-gauche.org/article.php3?id_article=232)


La dette française est de 1200 milliards d'euros, soit 65% du PIB.


« En 2005, la dette publique moyenne des pays de l’UE 25 se situe à 63,4% du PIB, celle de l’UE à 15 à 64,6%. 8 pays européens dépassent la barre des 60% considérée comme un endettement excessif au sens du traité de Maastricht (maxi = 60% du PIB). Le Japon se situe à 164%, le Canada à environ 70% et les USA à 63,4% de leurs PIB respectifs. Il n’y a donc pas de singularité française ! » (Débattre en luttant n°6, http://hussonet.free.fr/debdette.pdf)


« La dette publique a toujours été instrumentalisée à des fins politiques. Il faut comprendre que le vote annuel du budget est l'acte politique majeur de la nation. En soulignant le caractère élevé de la dette – personne n'a dit qu'elle était insoutenable – on favorise les réformes qui consistent à baisser les dépenses publiques. Car pour faire en sorte que la dette diminue, il faut réduire le déficit budgétaire, et comme aujourd'hui il est quasiment impossible – pour des raisons de concurrence fiscale en Europe – d'augmenter les impôts, cela signifie qu'il faut réduire les dépenses. C'est le message. On sait que le Japon peut vivre avec une dette supérieure à 130 %, l'Italie à 120 %, la Belgique à 100 % environ, sans que ni la croissance économique, ni la cohésion sociale, ni l'Etat ne soient déclarés en faillite. Au contraire, les marchés financiers sont très heureux de prêter au Japon, à l'Italie et à la Belgique. Ils savent très bien qu'il s'agit de placements sans risque.» (Dette publique : la France est-elle en faillite ?, débat avec Jean-Paul Fitoussi, Le Monde, http://www.redir.fr/gyti)


L'évolution de la dette publique française
L'évolution de la dette publique française