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5.Trop de dette publique ?

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:13

Articles traitant du sujet


http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=La+v%C3%A9rit%C3%A9+sur+la+dette
http://hussonet.free.fr/debdette.pdf
http://hussonet.free.fr/detpub7.pdf
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3021
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=1533
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/271.pdf
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3234,50-727044,0.html
http://www.cadtm.org/texte.php3?id_article=22
http://www.la-gauche.org/article.php3?id_article=232
http://www.debat2007.fr/index.php?id=368
http://economistes.blogs.liberation.fr/chiffrage/2007/03/en_finir_avec_l.html
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Les-pays-riches-sont-ils-en-faillite-_3F-/1681764.html

Rions un peu avec le propagandiste Ted Stanger


La France vit à crédit
http://www.dailymotion.com/analogue/video/x1byih_france-une-vie-a-credit

Arrêt sur images, Présidentielle : la guerre des calculettes (4 mars 2007)
Invités : Xavier Timbeau, Jean-Pierre Boisivon, Ted Stanger
http://www.france5.fr/asi/008182/23/141614.cfm

5.1.Pas de singularité française

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:12

« Il est faux, voire malhonnête, de parler de dette sans examiner les avoirs.[...] Les administrations publiques (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale) n’ont pas que des dettes, elles ont aussi des avoirs : sous forme de bâtiments et de terrains pour environ 950 milliards d’euros et des actifs financiers pour environ 350 milliards, soit au total environ 1 300 milliards, c’est-à-dire bien plus que la dette ! [...] Economiquement, il est parfaitement normal d’être endetté, tous les secteurs le sont : les ménages comme les entreprises et les administrations. La question n’est pas principalement le montant de l’endettement que son utilisation, et en matière d’investissement public, non pas sa rentabilité, mais son utilité sociale. » (http://www.la-gauche.org/article.php3?id_article=232)


La dette française est de 1200 milliards d'euros, soit 65% du PIB.


« En 2005, la dette publique moyenne des pays de l’UE 25 se situe à 63,4% du PIB, celle de l’UE à 15 à 64,6%. 8 pays européens dépassent la barre des 60% considérée comme un endettement excessif au sens du traité de Maastricht (maxi = 60% du PIB). Le Japon se situe à 164%, le Canada à environ 70% et les USA à 63,4% de leurs PIB respectifs. Il n’y a donc pas de singularité française ! » (Débattre en luttant n°6, http://hussonet.free.fr/debdette.pdf)


« La dette publique a toujours été instrumentalisée à des fins politiques. Il faut comprendre que le vote annuel du budget est l'acte politique majeur de la nation. En soulignant le caractère élevé de la dette – personne n'a dit qu'elle était insoutenable – on favorise les réformes qui consistent à baisser les dépenses publiques. Car pour faire en sorte que la dette diminue, il faut réduire le déficit budgétaire, et comme aujourd'hui il est quasiment impossible – pour des raisons de concurrence fiscale en Europe – d'augmenter les impôts, cela signifie qu'il faut réduire les dépenses. C'est le message. On sait que le Japon peut vivre avec une dette supérieure à 130 %, l'Italie à 120 %, la Belgique à 100 % environ, sans que ni la croissance économique, ni la cohésion sociale, ni l'Etat ne soient déclarés en faillite. Au contraire, les marchés financiers sont très heureux de prêter au Japon, à l'Italie et à la Belgique. Ils savent très bien qu'il s'agit de placements sans risque.» (Dette publique : la France est-elle en faillite ?, débat avec Jean-Paul Fitoussi, Le Monde, http://www.redir.fr/gyti)


L'évolution de la dette publique française
L'évolution de la dette publique française


5.2.Baisse des recettes

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:13

« Si l’endettement de la France atteint prés de 1 200 Milliards d' €, ce n’est pas parce que les dépenses publiques sont trop importantes. La récente explosion des banlieues démontre exactement le contraire. Non, si la dette publique est aussi importante c’est parce que les gouvernements successifs depuis plus de dix ans baissent systématiquement les impôts des riches (impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés). » (Dette publique : la France est-elle en faillite ?, débat avec Jean-Paul Fitoussi, le Monde, http://www.redir.fr/gyti)


« La part des dépenses dans le budget de l’Etat est restée stable sur la période (23% du PIB en 1980 et 22,8% en 2003). La part des recettes dans le budget de l’Etat a diminué (de 22,3% du PIB en 1980 à 18,8% en 2003). » (Débattre en luttant n°6, http://hussonet.free.fr/debdette.pdf)


Voir l'article : 3.Trop d'impôts ?

5.3.Soutenabilité

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:13

« L'essentiel pour juger de la soutenabilité d'une dette, c'est la capacité d'épargne du pays, qui signifie la capacité d'accumulation de richesses par un pays. Or il se trouve que lorsqu'on raisonne selon cette variable de solvabilité, la capacité de l'épargne de la France (20 %) est beaucoup plus élevée que la capacité d'épargne anglaise ou américaine, qui sont inférieures à 10 %. Donc déclarer la France en faillite, compte tenu de son taux d'épargne, serait déclarer la faillite de l'ensemble des pays riches de la planète, qui ont généralement une dette publique au moins aussi importante, et une capacité d'épargne moyenne plus faible. Cela ne signifie pas qu'il ne convient pas de faire encore et toujours des efforts pour mieux utiliser les deniers publics. Et donc qu'il faut en permanence à la fois faire des économies lorsque la possibilité apparaît, et procéder à des investissements lorsque l'on juge qu'ils sont rentables. » (Dette publique : la France est-elle en faillite ?, débat avec Jean-Paul Fitoussi, le Monde, http://www.redir.fr/gyti)


« Globalement, la France consomme nettement moins qu’elle produit et ne vit pas « à crédit » : 13 % du PIB sert à compenser la dépréciation du capital ; 7 % à augmenter son niveau. La dette brute des ménages représente 80 % de leur revenu en France contre 140 % au Royaume-Uni, 120 % aux États-Unis ; la richesse nette des ménages qui était égale à trois fois le PIB en 1993 vaut quatre fois le PIB en 2004. On ne peut évaluer l’héritage que les ménages français laisseront à leurs enfants par la seule dette publique brute. C’est toute la richesse nationale qu’il faut considérer. » http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/271.pdf


5.4.Etat et ménages

Dernières modifications : 23.02.2007, 19:39

« La dette de l’Etat ne peut en aucun cas être assimilée à celle d’un ménage. La différence notable entre un Etat et un particulier est que l’Etat a la possibilité de fixer lui-même ses recettes ainsi que ses dépenses pouvant elles-mêmes générer des recettes. C’est loin d’être le cas pour un particulier ! » (Débattre en luttant n°6, http://hussonet.free.fr/debdette.pdf)


5.5.Dette publique, rente privée

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:13

« L’Etat perd ainsi sur tous les tableaux : ces rentrées fiscales reculent et il doit emprunter (en payant des intérêts) pour combler le déficit qui en découle. Les détenteurs de capitaux gagnent sur tous les tableaux : ils paient moins d’impôts et ils perçoivent les intérêts des sommes qui leur ont été empruntées au lieu de leur être prélevées. La nouvelle augmentation des taux par la Banque Centrale Européenne accroîtra les bénéfices de ces détenteurs de capitaux et appauvrira l’Etat : Thierry Breton reconnaît lui-même que le service de la dette est le deuxième poste de dépense, après l’Education nationale ! L’ « euthanasie des rentiers » chère à Keynes est plus que jamais d’actualité » (Dette publique : la France est-elle en faillite ?, débat avec Jean-Paul Fitoussi)


Thierry BRETON : « L’ensemble de l’impôt sur le revenu des français ne sert désormais pratiquement qu’à payer les intérêts de la dette » la Tribune 30 novembre 2005.


« L'histoire récente a été contrainte d'enregistrer les deux crises mexicaines (1982 et 1985), le krach asiatique (1997), les crises russe (1998) et brésilienne (1999), celle de l'Argentine (2001) et celle de la Turquie (2002). En fait remarque Jean-Luc Gréau, « un examen plus détaillé permettrait de décompter une centaine de cessations de paiement sur la dette des économies dites émergentes dans les vingt-cinq dernières années » . Ces faillites reposent, pour une grande part, sur un mécanisme scandaleux: plus un pays - sauf les Etats-Unis, bien entendu - connaît de difficultés financières, plus on lui prêtera de l'argent à un taux exorbitant. Au bout d'un moment, ledit pays ne parvient plus qu'à payer les intérêts de sa dette. Il doit donc emprunter à nouveau, à un taux d'intérêt encore plus élevé. « Après un certain nombre d'années d'un tel régime, analyse Gréau, les nouveaux emprunts n'ont plus pour but et pour résultat que de payer des intérêts échus. Puis [...] les nouveaux emprunts ne couvrent même plus les intérêts échus [...]. En 2003 et 2004, le Brésil versait à ses créanciers plus qu'il ne leur empruntait. » Ainsi les pays du Sud sont-ils peu à peu devenus de simples cotisants à perte du marché international des capitaux, statut qui ne leur laisse guère d'espoir de développement, sauf à un effacement brutal de leur dette... ce qui signifierait que les grands accords financiers qui encadrent le monde sont de simples chiffons de papier. » (Jean Luc Gréau, http://www.marianne-en-ligne.net/l)


Voir l'article : 10.3.3.Un résultat plus catastrophique qu'une guerre