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3.2.Les impôts

Dernières modifications : 23.02.2007, 18:17

Baisse de l'impôt sur le revenu : http://hussonet.free.fr/snui2005.pdf

« Malgré les réductions d'impôts massives depuis 2000, en cinquante ans la croissance n'a jamais été aussi faible sur une période de trois ans, qu'entre 2001 et 2003. » (Jean Gadrey, "Prélèvements obligatoires, un choix de société", cité dans Alternatives économiques, février 2004.)


« En France, l'impôt sur le revenu (IR), seul impôt progressif [qui s'adapte au revenu], ne compte que pour 16% des recettes fiscales. Sa progressivité est diluée par une longue liste d'exonérations, qui profitent aux hauts revenus et à la rémunération de l'épargne. En 1998, 86% des réductions d'impôts et 36% d'abattements prévus pour l'IR profitaient aux 10% les plus riches. L'impôt sur les sociétés (IS) peine à atteindre 13% du total des impôts. (...) A l'inverse la TVA [Taxe sur la Valeur Ajoutée] se monte à 48% des recettes. Cet impôt est payé par l'ensemble des ménages, mais pèse beaucoup plus sur les revenus modestes. » (p14-p15, Magazine Regards, octobre 2006)


En effet, la TVA est payée par tout le monde, qu'il soit riche ou pauvre. Ainsi, 100€ pour quelqu'un qui gagne 5000€ cela représente 2,5% de son salaire, alors que pour quelqu'un qui gagne 600€, cela en représente 17%. La TVA est un impôt qui n'est pas progressif, donc un impôt injuste.

« Avec un système fiscal qui repose en majorité sur des impôts à la consommation, c'est la concentration des richesses qui est au rendez-vous : en 2000, 10% des ménages les plus riches possédaient 46% du patrimoine. A la Révolution française, on décréta l'abolition des privilèges, mais aussi la fin des impôts indirects comme la gabelle, sur la consommation du sel. Alors, à quand la suppression de la TVA ? » (p14-p15, Magazine Regards, octobre 2006)