Téléchargement | Historique
-+
imprimer cette page exporter la page en PDF

3.1.Les prélèvements obligatoires

Dernières modifications : 23.02.2007, 18:17

« Les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales), loin de plomber l'économie permettent de réduire les inégalités et d'assurer la solidarité. (...) Le taux de prélèvements obligatoires (TPO) est de 44% du PIB en France, au Danemark ou en Suède autour de 50%, aux Etats-Unis 25%. Les premiers ont opté pour des sociétés solidaires de haut niveau de dépenses collectives et de protection sociale. Les seconds ont préféré renvoyer chacun à ses propres moyens et privatiser la protection sociale : les primes, "librement" choisies, payées par les entreprises et les particuliers à des assurances privées remplacent les cotisations obligatoires à des systèmes publics. Résultat, de fortes inégalités (47 millions d'Américains n'ont pas d'assurance maladie) et une efficacité douteuse (les dépenses de santé, par exemple, représentent 9,5 % du PIB en France, 13,1 % aux Etats-Unis). » (Humanité Dimanche 16-22 Nov 2006, p34)


Voir l'article : 9.Inégalités et pauvreté
Voir l'article : 6.Rôle de l'Etat
Voir l'article : 9.1.10.Modèles ?
Voir l'article : 6.9.Modèle social

Le taux de croissance n'a rien à voir avec le niveau des prélèvements obligatoires



«Entre 1999 et 2002, la Finlande ou la Norvège ont affiché une croissance florissante, par rapport à la moyenne des pays riches, tout en ayant des taux de prélèvements obligatoires supérieurs. A l'inverse, le Japon s'est traîné, alors que les taux de prélèvements obligatoires n'y pèsent qu'un quart du PIB. » (Humanité Dimanche 16-22 Nov 2006, p34)


« On constate une corrélation entre le TPO et le taux de pauvreté, car des prélèvements importants permettent d'assurer une protection sociale conséquente à la population. Les pays aux TPO les plus faibles (Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie) ont des taux de pauvreté supérieurs à 12% de la population. Inversement, les pays aux TPO les plus élevés (France, Suède, Finlande) ont une pauvreté qui touche moins de 8% de la population. » (p16, Magazine Regards, octobre 2006)