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13.2.Réorienter l'économie

Dernières modifications : 03.03.2007, 16:03

« Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? » (Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944, http://www.alternatives-images.net/cnr/appeltxt.pdf)


« C’est une chose non discutable historiquement, l’investissement social est un investissement économique formidable ! Non seulement ce n’est pas un frein comme ils le prétendent, c’est le contraire: c’est un accélérateur du développement économique ! (...) Les progrès que l’économie a fait pour arriver entre la fin de la guerre et les 30 glorieuses à la situation que nous avons connue, n’auraient pas été possible sans une législation sociale avancée! C’est vraiment d’une évidence totale. Le monde entier a considéré que la législation sanitaire et sociale de France était la meilleure du monde. Cela n’était pas contesté pendant un grand nombre d’années. Or c’est dans ce cadre que la France a repris une position économique assez remarquable. » (Maurice Kriegel-Valrimont, 15 Mars 2005, Quand des Résistants nous transmettent le flambeau...3/4, dans l'émission "Des sous et des hommes", AligreFM,
http://dsedh.free.fr/transcriptions/kriegel-valrimont103.htm
http://dsedh.free.fr/103_15_03_05_Kriegel_Valrimont%20.mp3 )



« Tout le monde sait aujourd'hui, tous les scientifiques le disent, qu'on a les moyens de nourrir, de loger correctement l'ensemble des citoyens de la planète. On sait aussi que construire des logements, mener une politique du logement, c'est rentable pour la collectivité. Donc la logique serait de redistribuer et d'arriver à ça. Si on y arrive pas à ça, il est certain, j'en suis convaincu, que l'on va aller vers une société de barbarie extrême et on va voir des pouvoirs totalitaires se mettre en place y compris dans des pays traditionnellement démocratiques. » (Porte Parole du DAL, Extrait sonore du documentaire « Turbulences » de Carole Poliquin, 1997)



L'ALTERNATIVE AU LIBERALISME


Vidéo sur le mouvement antilibéral
http://www.zalea.org/spip.php?article1098

Documents de la Fondation Copernic
http://www.alternativeagauche2007.org/spip.php?rubrique27

Charte pour une alternative au libéralisme
http://www.collectifdu29mai.org/CHARTE-ANTILIBERALE-VERSION.html

125 propositions, programme de la gauche anti-libérale
http://www.alternativeagauche2007.org/IMG/rtf/Cequenousvoulons-V8a-201006.rtf

programme en chantier
http://www.cequenousvoulons.org/

Manifeste Attac 2007
http://www.france.attac.org/IMG/pdf/Manifeste_2007.pdf

L'autre campagne, propositions pour une autre campagne 2007
http://www.lautrecampagne.org/


Quelques propositions


Annuler les lois libérales, augmenter les revenus (salaires et minimas sociaux), réduction de l'écart des salaires de 1 à 5, supprimer la TVA, baisser le chômage (répartition du temps de travail), baisser les éxonérations de charges patronales, progressivité de l'impôt sur le revenu (en comptant aussi le patrimoine et les avoirs financiers), augmenter impôt sur la fortune et l'impôt sur les sociétés, lutter contre l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux (plus de moyens pour la justice), taxer les transferts financiers, lutter contre la criminalité financière, syndicats renforcés, contrôle démocratique de l'entreprise par les employés, plus de moyens pour l'inspection du travail, fin de l'indépendance de la BCE, droit au logement pour tous et opposable, retraites précoces pour carrières difficiles et problème de santé, fixer un plafond pour les loyers, un revenu d'existence (retraites notamment + 200€), services petites enfances, services publics de l'environnement + énergie, augmenter le temps de travail (stop la précarité), plafond taxe d'habitation, réorienter l'économie vers le marché intérieur (politiques de relocalisations de la production et de l'emploi au niveau national et local), cycle court produits (local), longévité des produits, non cumul des mandats, révocation des élus, limite des mandats.

« On sait aussi qu'un million de chômeurs en moins cela se traduirait par 9 milliards d'euros de recettes fiscales. De la même manière, 1% de croissance supplémentaire représente 3 milliards d'euros de gains pour l'Etat.» (Yves Salesse, http://www.marianne2007.info/index.php?action=article&numero=779)


« Mettre une limite au désir sans limite de la finance suppose alors de borner réglementairement et autoritairement son profit, seul moyen de lui ôter toute incitation à pressurer les entreprises, leurs salariés et leurs sous-traitants, en créant donc les conditions qui rendent la sur-exploitation sans objet. “ Réglementaire ” et “ autoritaire ” étant les deux gros mots absolus aux yeux de l’idéologie libérale, qui offre aux puissances dominantes tous les moyens de maltraiter, mais “ libéralement ”, il ne faut pas hésiter à les employer ni à les articuler bien distinctement pour signifier que nous avons compris la nature du capitalisme comme arène de puissances, et non comme paisible lieu de rencontre des offres et demandes, et que nous sommes décidés à en tirer toutes les conséquences pratiques. A la force, il faut opposer la force, à celle du capital, celle de la loi - la seule à notre disposition.» (Une mesure contre la démesure de la finance : le SLAM !, Frédéric LORDON, http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=130)


Une mesure contre la démesure de la finance : le SLAM !, Frédéric LORDON
http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=130
http://w3.la-bas.org/article.php3?id_article=1108
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1097

« En annulant les mesures entrées en vigueur le 1er janvier 2004 et portant sur la baisse de l’impôt sur le revenu, des cotisations sociales employeurs et de la taxe professionnelle, on peut financer directement 564 023 salaires, plus 19 500 si on injecte dans le financement de salaires le produit de la TVA et de l’impôt sur le revenu qui résultent du financement initial des 564 023 salaires, soit un total de 583 523 salaires.

Si on double l’impôt de Bourse : 139 000 emplois.
Si on augmente de 10 % l’impôt sur les sociétés : 114 600 emplois.
Si on double le produit de l’impôt de solidarité sur la fortune : 60 300 emplois.
Si on augmente de 10 % le produit de l’impôt sur le revenu : 140 800 emplois.
Si on annule certaines mesures fiscales dérogatoires : 542 327 emplois.
Total : 1 580 550 emplois.

Mais il y a plus :
L’assurance-maladie voit ses recettes augmenter de 6 milliards d’euros par an, et même de plus de 8 milliards si on ajoute la part de la CSG.
L’assurance-vieillesse voit ses recettes augmenter de 6 milliards d’euros.
L’UNEDIC récupère 3 milliards d’euros.
Les autres systèmes de protection sociale retrouvent une nouvelle jeunesse, comme les allocations familiales, le logement, les transports.
On n’a pas cherché, ici, à développer la liste, certainement très vaste, des objections au raisonnement qui vient d’être présenté. D’autres s’en chargeront. On n’a pas non plus cherché à répondre à la question que tout le monde se pose : ces emplois existent-ils ? Si l’on admet le raisonnement selon lequel le travail permet de produire les richesses qui répondent aux besoins sociaux, et que l’on estime que d’immenses besoins ne sont pas satisfaits dans la société ; alors il y a du travail et des emplois à occuper pour le million et demi de personnes dont nous avons vu que le salaire pouvait être aisément financé. » (Une fiscalité pour l'emploi, http://www.france.attac.org/spip.php?article6300)


Attac, A économie mondialisée, fiscalité globalisée
Attac, A économie mondialisée, fiscalité globalisée


A économie mondialisée, fiscalité globalisée
http://www.france.attac.org/spip.php?article2901

« La CGT a chiffré à 9 milliards d'euros le montant nécessaire pour porter le SMIC à 1500€ [brut] immédiatement. Un chiffre à metre en regard des 24 milliards d'euros de dividendes versés en 2005 eux actionnaires des seules entreprises du CAC40 et des 25 milliards d'euros que coûtent au budget 2007 les exonérations des cotisations patronales. » (Humanité Dimanche, 16 au 22 Novembre 2006)


« Entre la Chine et la France, les écarts de salaires, cotisations comprises, sont en moyenne de 1 à 50. Ce n'est pas une hausse de 1 ou 2 points par an qui va changer la donne : Au contraire, en terme de dynamique économique, c'est important; On a imposé la rigueur salariale soi-disant pour permettre aux entreprises d'investir. » (Dominique Plihon, Humanité Dimanche, 16 au 22 Novembre 2006, p25)


« HU. Il faut donc modifier certains choix économiques en profondeur ?
D. P Nous avons des économies trop extraverties, qu'il s'agisse des pays industrialisés ou des pays émergents. Tout le monde compte sur les exportations pour tire la croissance. La Chine et l'Allemagne sont aujourd'hui gagnantes. Mais c'est un jeu dangereux, orchestré par les firmes transnationales, qui fait forcément des perdants. Il faut donc aller vers une logique économique alternative, avec un développement plus solidaire, plus écologique, et plus "intravertie", grâce a des politiques de relocalisation (fiscales, douanières), de la production et de l'emploi au niveau national et local. Si la croissance était tirée davantage par la demande intérieure, tout le monde pourrait gagner et on réduirait les problèmes de compétitivité entre pays. Cela suppose, en même temps que l'on augmente le pouvoir d'achat, de réorienter l'activité au profit du marché intérieur. Ce qui implique notamment de répondre à des besoins non satisfaits, en matière de services aux personnes, aux entreprises, de services publics (éducation, santé, formation ...). On privilégie ainsi une croissance non polluante et qui répond à des objectifs sociaux. En revanche, on amorce une décroissance pour les activités qui n'ont pas d'utilité sociale, impliquant des gaspillages et des atteintes à l'environnement. » (Dominique Plihon - Humanité Dimanche - 16-22 Novembre 2006, p25)


Extraits de "Le protectionnisme, un moyen pour des politiques alternatives ?", par Michel Husson et Jacques Sapir, 08.12.06 :
http://www.lescahiersdelouise.org/agir-local-decryptages-01.php

« L'objectif doit être de substituer aux rapports de concurrence des rapports de coopération entre les pays.


« Hussson : La distinction importante à faire est celle des fins et des moyens. Les fins, c'est-à-dire la transformation sociale, et les dispositifs, comme la protection - encore une fois ce terme ne me révulse pas -, qui sont des moyens mais qui ne doivent pas être mis sur le même plan. On veut mener une expérience de transformation sociale, mais pour protéger cette expérience, il faudra mettre en place des mesures coercitives d'encadrement, notamment en termes de contrôle des capitaux. Et il faut le dire avant. Mais notre but n'est pas d'instituer ces mesures. Elles constituent juste un moyen. Notre but, c'est de transformer le bien-être des gens, de répartir autrement les revenus, de garantir un certain nombre de droits sociaux. Je pense que cette distinction est fondamentale dans la hiérarchie des différents points d'un programme ou d'un projet. »


« Sapir : Il faut avoir une capacité d'anticipation dynamique, bien comprendre que la viabilité politique va de pair avec la viabilité économique, et donc mettre en avant des mesures dont on pense qu'elles sont susceptibles d'induire des phénomènes de convergence d'intérêt entre des secteurs de la population française que nous voulons unir. »



Liens


Attac, Manifeste : La mondialisation financière, Dumenil Gérard, Plihon Dominique
http://www.france.attac.org/spip.php?article6389

Développement solidaire :
http://www.france.attac.org/spip.php?article6591

A économie mondialisée, fiscalité globalisée
http://www.france.attac.org/spip.php?article2901