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11.4.3.Convergence droite/gauche

Dernières modifications : 22.09.2007, 21:56

Sarkozy et Hollande, ça va j'ai compris, je vote NON
Sarkozy et Hollande, ça va j'ai compris, je vote NON


Laurent Joffrin est le nouveau patron de Libération. « Lequel avait publié en 1984 "La Gauche en voie de disparition" (Seuil) pour "tuer les tabous" (le profit, le service public, l'emplio des ouvriers), montrer à quel point "les syndicats sont ringards", et conclure :"Il n'y a pas d'autre moyen de rénover enfin la culture politique de la gauche que d'y injecter massivement les valeurs du marché. En ce sens, la capitalisme est l'avenir de la gauche." (p.90,203,77)(Plan B, février 2007, p8)


« Qu'en est-il de l’offre politique ? S’il y a bien un problème, c’est là qu’il se situe. Et par exemple, s’interroger sur le fait qu’entre la gauche et la droite, il existe une forme d’accord, lié donc à des conceptions néolibérales du monde, et qui fait que, quand on a à voter maintenant, on ne sait plus trop bien pour qui faire son choix. Ca serait plutôt en fait un problème de droite et un problème de gauche. Si la gauche était sans doute un peu plus claire, et notamment donc en direction des groupes les plus fragiles, il y a de fortes chances pour qu’ils aillent voter à nouveau, et donc ça abaisserait le score du Front National. » (Annie Collovald, http://dsedh.free.fr/transcriptions/collovald95.htm)


« Les repères traditionnels sont donc devenus plus flous. Solidarité, sécurité, famille : autant de thématiques prônées sur des registres relativement similaires, à droite comme à gauche. Chaque bord s’est obstiné à bannir de son vocabulaire le terme « idéologie » et à se défendre d’agir dans un esprit « partisan ». La bataille devient celle de l’honnêteté et de la « proximité », cette tarte à la crème au nom de laquelle une bonne poignée de main remplace la consultation démocratique. L’affrontement droite/gauche dévie lentement mais sûrement : c’est à celui qui sera le meilleur « gestionnaire » ! L’enjeu n’est plus très exaltant, et l’on comprend aisément qu’un certain nombre de nos concitoyens ne voient plus l’intérêt de se déplacer aux urnes. D’ailleurs, au printemps 2001, 71% d’entre eux estimaient qu’il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche… »
http://www.la-gauche.org/archivescactus/index000000000667A4E81.htm


Confiance droite / gauche
Confiance droite / gauche


« 70% des électeurs ne font confiance ni à la gauche, ni à la droite selon une enquête du Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences po) avec le soutien du ministère de l'Intérieur. » (Barometre Cevipof, http://www.redir.fr/gmui)


" Par une mise en perspective toujours aussi vertigineuse, il apparaît donc, en longue période, que le socialisme de gouvernement est décidément l’ami de la finance, car depuis la déréglementation de 1986 jusqu’aux projets de fonds de pension d’entreprise de 2002 (« à la française » !), en passant par le PPESV de 2001, et sans compter les innombrables avantages fiscaux consentis aux produits boursiers entre-temps, c’est la gauche qui se charge avec sérieux de faire faire ses plus grands progrès à la finance dans la société française. Ce n’était donc plus du côté des luttes sociales, désordonnées et improductives, qu’il fallait chercher les lendemains qui chantent mais bien du côté des stock-option et de l’actionnariat salarié. Le social-libéralisme est décidément pleins de ressources. Convaincu que l’émancipation du salariat passe désormais par les fonds de pension – mais « à la française » ! (…) Salariés, managers, rentiers : tous propriétaires, c’est-à-dire tous réconciliés dans l’universelle solidarité actionnariale – disparition des conflits d’intérêts puisque l’intérêt patrimoniale est partagé par tous, évanouissement des luttes, désormais sans objet. " (Extrait de "et la vertu sauvera le monde ..." de Frédéric Lordon, P106-107)


" Quand DSK étale son mépris des classes populaires dans un livre (lire PLPL n° 8, février 2002), Duval applaudit l’ex-ministre « qui fait, dans La Flamme et la cendre, une nouvelle fois la preuve de son talent. Il réussit à incarner de façon convaincante une gauche qui a enterré définitivement le rêve de la rupture avec le capitalisme et accepte de se coltiner au monde tel qu’il est » (AE, mars 2002)." (PLPL, les MEDIAS DE LA HAINE, http://www.homme-moderne.org/plpl/l0205/index.html)


« Une telle mutation favorise la convergence technocratique entre une droite libérée des « traditions » réactionnaires et une gauche libérée de l'« utopie » révolutionnaire. Cette convergence, doublée d'une grande arrogance, va mobiliser contre elle à la fois la nouvelle droite américaine, individualiste et attachée à l'image de l'entrepreneur héroïque capable de forcer le destin, et la nouvelle gauche radicale, qui célèbre la libération humaine, les communautés affectives, « l'immense et raisonné dérèglement de tous les sens (Arthur Rimbaud, « Lettre du voyant à Paul Demeny », 15 mai 1871) ». Et qui par conséquent exècre la société de consommation apaisée et glacée. » (Le grand bond en arrière, Serge Halimi, p41)


Mutation


Les 2 extraits sonores suivant sont tirés de l'émission "Là-bas si j'y suis" du 2 juillet 2004 et du 20 décembre 2004 : une explication limpide et synthétique de l'ascension des libéraux. http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=568


« Au moment de quitter le pouvoir en laissant derrière lui un million de chômeurs supplémentaires, François Mitterrand ne pouvait donc conclure sa présidence que sur une théorisation d'impuissance: « Ni vous ni moi n'y pouvons rien [au chômage] dès lors qu'en automatisant - la troisième révolution industrielle depuis le début du XIXe siècle -, dès lors qu'on peut fabriquer plus vite et pour moins cher des produits. Et vous pourrez dire tout ce que vous voudrez - et moi aussi - aux chefs d'entreprise, ils iront toujours là où il y a la meilleure productivité, le meilleur rendement et le meilleur profit.» « Évidemment, avait averti Lionel Jospin dès 1981, si on ne veut pas changer les structures économiques, on est pris dans ce piège »... (Le grand bond en arrière de Serge Halimi, p488)



« Or la question de la propriété des moyens de production surdétermine le reste. Pour le comprendre, il n'est même pas nécessaire d'être d'accord avec le François Mitterrand du congrès d'Épinay qui, ressuscitant une formation moribonde, clamait le 11 juin 1971 : « Celui qui n'accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du parti socialiste !» (Le grand bond en arrière de Serge Halimi, p490-491)


« Quand la gauche se déchire, quand le centre s'écroule, la droite regagne ses chances. Un jour, calcule Reagan, le train de l'État-providence devra débarquer ses passagers les moins bien installés, le système américain ne pourra plus absorber les exigences de son sous-prolétariat, le besoin de démocratie sera supplanté par la demande d'ordre. Dans un théâtre en feu, les spectateurs se laissent facilement guider par qui prétend leur indiquer la sortie - même si son chemin n'est pas le bon. Pareillement, les « crises » des années 70 doivent être appréhendées intellectuellement par des citoyens pour qui tout va trop vite (mouvement noir, contreculture, Vietnam, Watergate, inflation, crise de l'énergie...). L'avantage reviendra à qui a déjà composé une ordonnance plausible, n'importe laquelle. » Le grand bond en arrière de Serge Halimi, 2004, p160)


Quand la gauche renonçait au nom de l’Europe
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/HALIMI/12484

Guy Hocquenhhem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary
http://atheles.org/lyber_pdf/lyber_406.pdf