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11.3.Contradictions

Dernières modifications : 06.03.2007, 18:29

Les mensonges du libéralisme
http://www.syti.net/Liberalisme.html

En dehors des discours, ce que l'on constate dans les faits :

Il n'y a pas moins d’Etat

. Les gouvernements signent des accords, valident les lois du marché et organisent leur impuissance. La critique sur le volontarisme est donc sans objet. Il y a juste mions de social et plus de répressif. Voir l'article : 6.4.Réglementer le "laissez faire"

La prise de risque est décidée par ceux qui risquent le moins, elle est finalement reportée sur les plus fragilisés

Voir l'article : 8.5.3.Actionnariat salarié et partage du "risque"

«Si les conservateurs sont du côté du laisser-faire, c'est qu'en général ces lois tendancielles conservent, et qu'elles ont besoin du laisser-faire pour conserver. » (Pierre Bourdieu, Contre-feux, p62)


Le libéralisme s'accompagne très bien d'un ordre moral, sécuritaire et répressif

(ex: Patrioct act). Voir l'article : 6.5.La "liberté" par la répression

Libéralisme économique et régime politique autoritaire
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/02/DIXON/14454

http://www.homme-moderne.org/societe/politics/jpj/liberal.html
http://www.syti.net/LiberalFascisme.html

http://www.monde-diplomatique.fr/2000/08/MARCOS/14136

Eric Zemmour, Mais pourquoi est-elle si méchante ?
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2302

Lettre ouverte à Éric Zemmour et à tous ceux qui se sont contentés de naître
http://lmsi.net/article.php3?id_article=591

"Perversité : c'est au nom de la "solidarité" avec les pays d'Europe centrale et orientale qu'on élargit une Union européenne mettant les peuples en concurrence les uns avec les autres." http://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/ROBERT/12288


« Le néolibéralisme se nourrit, en même temps qu’il les engendre, des fortes inégalités entre catégories sociales, entre pays, et également entre hommes et femmes. » (Manifeste Attac 2007, http://www.france.attac.org/IMG/pdf/Manifeste_2007.pdf)


« La haine de l'islam s'exprime désormais dans des milieux, des revues, des institutions que l'on pensait sinon imperméables au racisme, du moins opposés à son expression ouverte. C'est ainsi que Robert Misrahi, professeur émérite à la Sorbonne, explique dans Le Figaro du 16 octobre 2004 que « si les islamistes souhaitent la mort non seulement de leurs victimes mais encore des nations musulmanes. Cette dissymétrie, qui empêche le retour à l'état de nature intégral, est à l'honneur de toutes les démocraties. Mais elle ne doit pas devenir l'arme ultime des islamistes [...]. A trop vouloir sauvegarder notre pureté et notre légalisme, nous nous ferions les complices des agresseurs et nous manquerions, par notre passivité, à la responsabilité que nous avons à l'égard de toutes les victimes de la violence idéologique ».» (Eric Hazan, « LQR la propagande au quotidien », p90)


Le libéralisme s'accompagne très bien d'un protectionnisme économique

ex: USA

Le libéralisme s'accompagne très bien de la concentration de richesse de quelques-uns.

Voir l'article : 6.6.Monopoles publics / privésVoir l'article : 9.2.Il faut s'adapter ... aux inégalités

La propagande sur l'individualisme est menée de façon massive, autoritaire

Voir l'article : 4.3.4.Individualiser

Au lieu de prôner la diversité, la mondialisation est surtout un phénomène d'uniformisation agressive des cultures humaines et biologiques.


TheAmericanworld
TheAmericanworld


Le libéralisme s'accompagne très bien d'une faible démocratie

Transformer le citoyen en consommateur, Voir l'article : 8.3.2.Lieux de pouvoirs anti-démocratiques, Voir l'article : 6.8.La loi ou le contrat, Voir l'article : 8.3.6."Think Tanks"

Le paradoxe de la publicité

Il faut prouver que les consommateurs sont séduits par le message pour avoir des contrats et en même temps affirmer qu'ils ne sont pas si crédules. Voir l'article : 11.4.Travail idéologique, symbolique, Voir l'article : 4.4.2.Cynisme, ironie

Pourquoi nous appelons-nous « Casseurs de pub » ?
http://www.casseursdepub.org/

Uniformisation / diversité

Un des aspects de la contradiction presque pathologique : Normaliser le travailleur dans les nouveaux canons de la rentabilité et en même temps il faut pouvoir susciter chez lui le désir de consommer.

« Les médicaments font partie du quotidien de la société pancapitaliste. (...) Ces médicaments [les psychorégulateurs] sont conçus pour «normaliser» autant le comportement que l’apparence sociale du corps. La plupart des anti-dépresseurs et psychorégulateurs sont conçus pour les gens qui gardent une fonction sociale et sont raisonnablement bien intégrés à leurs systèmes. Le problème, c’est leurs changements d’humeur pouvant interrompre les espaces de production et de consommation. Le travail efficace nécessite un comportement, stabilisé, rationnel et instrumental. (...) Contrairement à l’environnement de la production, qui nécessite une action instrumentale, stable, rationnelle, l’environnement de la consommation excessive nécessite une action affective, instable et irrationnelle. Sans cela, le consommateur ne pourrait être convaincu d’acheter ce dont il n’a pas réellement besoin (de préférence avec l’argent qu’il lui reste encore à gagner). Le fournisseur du produit doit établir un déclencheur du plaisir, basé sur l’émotion des consommateurs, qui puisse être activé par des méthodes spectaculaires. (...) Les psychorégulateurs mettent le capital dans une position délicate en utilisant une stratégie de contrôle social qui se met lui-même en échec lorsque l’on passe d’un contexte de production à celui de consommation. » (Gagner du Temps Pour La Machine Chair : Pharmacologie et Ordre Social, dans Machine Chair, Critical Art Ensemble, http://www.art-act.net/machine_chair.pdf, p88-90-91-92)


« La recherche des motivations par le calcul est cependant confrontée à un paradoxe: son objet étant le désir, et le désir recherchant la singularité de ce qui échappe à tout calcul et qui s'excepte en ce sens, sa mise en oeuvre conduit inévitablement à la démotivation, tout en induisant la désingularisation du consommateur. [...] Les consommateurs ainsi hypersynchronisés (par les médias de masse), perdant leur singularité psychique aussi bien que collective, sont à court terme condamnés à perdre aussi le désir de toute autre singularité, c'est-à-dire leur désir tout court, et, progressivement, le désir même de consommer. » (Performance et singularité, Bernard Stiegler, dans "La performance, une nouvelle idéologie ?", sous la direction de Benoît Heilbrunn, 2004, p 240, p243)


Voir l'article : 6.6.Monopoles publics / privés

Logique commercial / innovation

Dans L’homme unidimensionnel, Herbert Marcuse constate que “les défenseurs de la culture de masse trouvent ridicule qu’on puisse protester contre l’emploi de Bach comme musique de fond dans la cuisine, contre la vente des œuvres de Platon, de Hegel, de Shelley, de Baudelaire, de Marx et de Freud, au drugstore. Ils insistent sur le fait que les classiques ont quitté le mausolée et sont revenus à la vie, le fait qu’ainsi le public est éduqué. C’est vrai, mais s’ils reviennent à la vie comme classiques, ils revivent comme autres qu’eux-mêmes, ils sont privés de leur force antagonique, de leur étrangeté qui était la dimension même de leur vérité. Le but et la fonction de ces œuvres ont donc fondamentalement changé. Si à l’origine, elles étaient en contradiction avec le statu quo, cette contradiction a maintenant disparu” (Herbert Marcuse, L’homme unidimensionnel (Paris, éd. de Minuit, 1968), p.89, cité dans La critique situationniste ou la praxis du dépassement de l’art, Thomas Genty,1998,http://infokiosques.net/spip.php?article=120)


La créativité est par essence révolutionnaire. La fonction du spectacle idéologique, artistique, culturel consiste à changer les loups de la spontanéité en bergers du savoir et de la beauté. Les anthologies sont pavées de textes d’agitation, les musées d’appels insurrectionnels ; l’histoire les conserve si bien dans le jus de leur durée qu’on en oublie de les voir ou de les entendre. Et c’est ici que la société de consommation agit soudain comme un dissolvant salutaire. L’art n’érige plus aujourd’hui que des cathédrales en plastique. Il n’y a plus d’esthétique qui, sous la dictature du consommable, ne disparaisse avant d’avoir connu ses œuvres maîtresses. L’immaturé est la loi du consommable (...). Bernard Buffet, Georges Mathieu, Alain Robbe-Grillet, Pop Art et Yé-Yé s’achètent les yeux fermés aux grands magasins du Printemps” . (Raoul Vaneigem, Traité de savoir-vivre..., op. cit., p.147, cité dans La critique situationniste ou la praxis du dépassement de l’art, Thomas Genty, 1998, http://infokiosques.net/spip.php?article=120 )


« A travers l’audimat, c’est la logique du commercial qui s’impose aux productions culturelles. Or, il est important de savoir que, historiquement, toutes les productions culturelles que je considère, - et je ne suis pas le seul, j’espère - , qu’un certain nombre de gens considèrent comme les productions les plus hautes de l’humanité, les mathématiques, la poésie, la littérature, la philosophie, toutes ces choses ont été produites contre l’équivalent de l’audimat, contre la logique du commerce. » (Pierre Bourdieu, Sur la télévision, 1996, p29)


« On peut et on doit lutter contre l’audimat au nom de la démocratie. (…). L’audimat, c’est la sanction du marché, de l’économie, c’est-à-dire d’une légalité externe et purement commerciale, et la soumission aux exigences de cet instrument de marketing est l’exact équivalent en matière de culture de ce qu’est la démagogie orientée par les sondages d’opinion en matière de politique. » (Pierre Bourdieu, Sur la télévision, 1996, p77-78)


« Ayant adopté comme moteur de son activité la compétition généralisée, entre individus, entre entreprises, entre nations, ayant choisi comme critère de réussite le profit, elle diffuse à propos de la science deux idées fausses, l'une sur sa finalité (le bonheur de comprendre est remplacé par le plaisir d'être efficace), l'autre sur sa pratique (la participation à une oeuvre collective de l'ensemble humain est oubliée au profit d'une lutte individuelle, souvent désespérée, pour y trouver une place et la conserver).[...]
La plupart des novations conceptuelles n'ont eu, au moins dans un premier temps, aucune application pratique. La découverte par Galilée au xviie de la proportionnalité entre la force et l'accélération (et non, comme on le croyait depuis les Grecs, entre la force et la vitesse) a fait renoncer à une erreur de vingt siècles, mais n'a rien changé dans l'immédiat à la vie des hommes, pas plus que l'hypothèse proposée par Darwin au xixe siècle d'une origine commune de tous les êtres vivants ou que la découverte au XXe par l'astronome Hubble de l'expansion de l'Univers. Ces renouvellements conceptuels transforment fondamentalement notre regard sur le monde et sur nous-mêmes, ils orientent donc notre réflexion dans des directions inédites et ont parfois, à la longue, des conséquences concrètes indirectes , mais les chercheurs qui les ont proposés n'avaient pour objectif que d'améliorer notre lucidité, non d'accroître une quelconque efficacité.[...]
Plongée dans cet environnement qui propose comme maître mot la rentabilité, la recherche scientifique accepte progressivement de se mettre au service du profit. Le comportement du chercheur tend à devenir semblable à celui d'une prostituée, elle loue ses charmes pour le plaisir d'un client dont elle ne connaît que l'obsession du désir, il loue son intelligence, son savoir, son imagination au profit d'un employeur dont il ne connaÎt que l'obsession de là rentabilité.» (Albert Jacquart, La Science a l’usage des non scientifiques, éd Le Livre de Poche, 2001, p18-19-20)