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10.4.2.Compétition mondiale

Dernières modifications : 01.03.2007, 17:58

" Tous ceux qui encensent la mondialisation en pensant qu'elle fera disparaître les emplois à basse qualification pour nous concentrer sur les emplois à haute qualification ne se rendent pas compte de l'impossibilité d'une telle évolution compte tenu de la taille et de la population de la France. Ils oublient que cette politique a pour contrepartie le développement d'une économie parallèle qui vient se substituer aux emplois à faible qualification qui ont disparu dans toute une partie du territoire. Ce qui a des effets en terme de sécurité et de dislocation sociale dont le coût est extrêmement élevé." (Jacques Sapir http://www.lescahiersdelouise.org/agir-local-decryptages-01.php)


M. Dominique Plihon a indiqué que les pays du Nord inondaient les marchés du Sud avec des produits dont les prix sont maintenus artificiellement bas par les subventions. Il faudrait au contraire subventionner les agricultures du Sud pour les aider à se moderniser. M. Dominique Plihon a achevé son intervention en expliquant qu'une libéralisation généralisée de tous les marchés n'était pas souhaitable, surtout pour les pays les moins avancés, en s'appuyant sur la théorie du protectionnisme éducateur. Aider les agriculteurs des pays du Sud pourrait avoir des retombées positives pour l'environnement. Cela éviterait par exemple que des paysans brésiliens très pauvres ne pratiquent une culture sur brûlis, qui épuise les sols, et conduit à la déforestation de vastes portions de territoires. http://www.senat.fr/rap/r03-233/r03-23356.html


La Mondialisation
http://dsedh.free.fr/transcriptions/plihon1.htm

Europe, précarité
http://www.memo-europe.uni-bremen.de/downloads/Euromemorandum_2006_French.pdf

La mondialisation financière
http://www.france.attac.org/spip.php?article6389

Michel Husson : Délocalisations, phénomène limité, pourtant une vraie menace. Il existe désormais des pays qui offrent à la fois les bas salaires et la matière grise. [...]
Les taux de chômage élevés ne sont pas liés aux délocalisations. La représentation selon laquelle les pays du Sud pomperaient nos emplois est fausse. Il existe des études évaluant à 10 % la proportion du chômage qui pourrait s'expliquer par la concurrence des pays à bas salaires. Le cœur du problème réside dans les dynamiques macroéconomiques locales. Le contre exemple ce sont les créations massives d'emplois en France entre 1997 et 2001 qui ne peuvent sérieusement être imputées à des relocalisations. Il ne faut donc pas superposer le problème des délocalisations et celui du chômage.
L'Europe pourrait être présentée comme une entité victime des pressions de la mondialisation alors que dans de nombreux domaines elle joue un rôle d'accélérateur : en particulier dans les négociations à l'OMC, où elle fait partie des puissances qui font pression sur les pays du Sud pour ouvrir leurs marchés publics aux entreprises européennes.(Le protectionnisme, un moyen pour des politiques alternatives ?, par Michel Husson et Jacques Sapir, 08.12.06, http://www.lescahiersdelouise.org/agir-local-decryptages-01.php)


Jacques Sapir : C'est donc une partie de la population qui devient la plus vulnérable, comme par hasard la population des cités. Du fait de cette concentration sur le travail peu qualifié, l'impact social des délocalisations est beaucoup plus important que l'effet économique qu'on observe si on regarde le pourcentage des entreprises qui se délocalisent. [...]
Le problème des délocalisations ne se pose pas tant en terme de surcroît de chômage qu'en terme d'inefficacité des politiques de lutte contre le chômage. [...]
on ne peut pas évoquer le rôle des multinationales sans introduire la notion de compétitivité du territoire. b>Les multinationales n'ont en effet pas de stratégies indépendantes de l'évaluation qu'elles font de la compétitivité des territoires sur lesquels elles s'installent. Or cette compétitivité des territoires dépend de l'État. On en revient donc aux politiques nationales. Certains gouvernements ont choisi des politiques - ils y ont été poussés certes - d'extraversion qui consistent à écraser délibérément le marché intérieur et à se tourner en exportateur-prédateur vers le reste du monde. (Le protectionnisme, un moyen pour des politiques alternatives ?, par Michel Husson et Jacques Sapir, 08.12.06, http://www.lescahiersdelouise.org/agir-local-decryptages-01.php )


Voir l'article : 6.6.Monopoles publics / privés
Voir l'article : 6.7.Infrastructures publiques

Dans une première phase le libre-échange a été une bonne chose. Mais si les entreprises se mettent à produire prioritairement pour les exportations, le lien entre les salaires et la formation de la demande dans l'économie est brisé et le salaire finit par être perçu comme un coût pour l'entreprise. A l'échelle mondiale, si toutes les entreprises se mettent à considérer le salaire comme un coût pur, vous entrez dans une logique mondiale de déflation et de compression de la demande. Emmanuel Todd, http://www.protectionnisme.eu/index.php?subaction=categorie&id_categorie=67784


Voir l'article : 2.Trop de "charges" sociales ?